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Martin Dawson @ Werkt it Party

Deuxième soirée,  je décide d’expérimenter  la  jeune mais non moins fameuse WERK IT party de la Belle Catalane.  L’idée de la WERKT IT est d’investir un lieu inédit du quartier industriel de la ville et d’y inviter les artistes House les plus en vogue du moment.

Arrivée sur place, l’endroit  est intimiste de par sa taille et la proximité avec l’artiste est  enivrante, une atmosphère particulière émane de ce lieu. L’élégant  système sonore  Funktion-One assure à ce jardin des délices une mélodie oscillant entre puissance et finesse.

C’est l’Anglais Martin Dawson,  fer de lance du label Crosstown Rebels et grand habitué des Warehouse Party qui était aux platines ce soir-là.  Il ne faudra que peu de temps à ce jeune prodige pour pourfendre le dancefloor de ses  tracks House bien aiguisées. Un début de set avec James Blake, une ballade avec Ida Enberg,  cela commence sur les chapeaux de roue !

Du reste du set, je retiendrais bien sûr la précision et la technique mais aussi la bonhomie de Martin Dawson. Je ne connais pas beaucoup d’artistes qui offrent des clopes au public et qui acceptent de jouer les jukebox en passant les sons que lui scande la foule.

Au final, plus de deux heures trente de pur plaisir House entouré d’une poignée  de noctambules déchainés.

Le seul bémol de cette soirée a été l’arrivée un peu tardive de Martin Dawson. Dès lors, cette nuitée festive pris l’apparence d’une victoire à la Pyrrhus : grosse claque House, mais rude réveil le lendemain !

Martin Dawson – The sleepling dawn

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James Blake – Limit to your love (daniel bortz edit)

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Martin Dawson – Sunday Smoking

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Je vous recommande chaudement l’album Sunday Smoking de Martin Dawson.

Son sounclound ou encore le site de la Werk it barcelona

Thomas L.

Julio Bashmore @ The Loft Razzmatazz, Barcelone

Arrivée à Barcelone, Valises déposées dans mon appart et direction le Razzmatazz pour un DJ set de Julio Bashmore à l’occasion des 10 ans de la salle THE LOFT. La quasi-sacralisation des premières soirées est un truc auquel je suis plutôt allergique en temps normal, mais une telle claque sonore mérite surement d’être immortalisée.

Parlons un peu du club… Le Razz est assez atypique. D’abord par son style « Factory » qui n’est pas sans rappeler le fameux Berghain Berlinois. Ensuite par sa superficie démentielle qui fait de cet endroit un véritable dédale pour les néophytes. Enfin, par sa population hétéroclite et déroutante, où Punks et Hipsters se côtoient sans complexes.

Pour les profanes, Julio Bashmore est un ovni de la scène House originaire de Bristol. Il a fait ses armes en gravitant autour du très influent label Dirtybird dont le maitre d’œuvre n’est autre que Claude VonStroke. Cet éphèbe rouquin est apparu sur le devant de la scène en 2009 grâce à son track «Battle for a middle you », qui est devenu un véritable hymne entonné digitalement par tous les plus grands clubs.

Le DJ Set de Julio Bashmore s’est avéré très efficace grâce à une tracklist bien-pensée et à une technique irréprochable. En effet, les tracks House aux vocals lancinants s’enchainaient avec précision et bon-goût. Je retiendrai tout particulièrement la track « Into the valley » de Classixx remixée par Julio Bashmore que je vous conseille fortement !

Ne pas mentionner la performance de William Dafoe, ayant assuré la première partie et l’after-set de Julio Bashmore serait un véritable affront. William est un jeune Barcelonais, qui n’est encore signé sur aucun label et qui est à mon sens à surveiller de très près au vu de sa sélection House et de sa performance.

Une première soirée club, qui fût donc réussie et magnifiée par le soundsystem impeccable du Razz (Cimer Function One), j’espère qu’il y en aura bien d’autres. Mon petit doigt me dit que la venue des manias Jeff Mills, Carl Craig, Nina Kraviz et Ben Clock dans le mois à venir pourrait bien aider !

Thomas L.

 

Julio Bashmore : Battle for a middle you

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Classixx – Into The Valley (Julio Bashmore remix)

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Les évadés du passé de Janette Beckman

Une trentaine de tirages réalisés par la photographe britannique Janette Beckman ont recouvert les cimaises de La Bellevilloise le temps d’un après-midi. En présence de l’artiste, l’évènement intitulé « Back in the days » a fait office d’exposition coup de vent sur les prémisses du rap dans l’immense loft de l’ancienne maison du peuple; un lieu de circonstance.

Pendant les années 1980/1990, Janette Beckman choisit les rues de New-York et de Los Angeles comme terrains d’expression; elle y vole quelques clichés qui, aujourd’hui, constituent une iconographie quasi-patrimoniale du monde du hip-hop. « C’était comme une explosion » se rappelle Beckman, « radicale, extrême, choquante, depuis les rues, s’employant à détruire pour reconstruire à nouveau, c’était le nouveau punk. »

Sur les murs, les évadés du passé avec leurs chaines en or, les lunettes, les coiffures, les LVs, les pieds solidement fixés au sol, le regard dur et le geste souple comme « une brillante expression de leur propre aliénation culturelle. ». Tribe Called Quest, NWA, Busta Rhymes, Slick Rick, Run Dmc, Big Daddy Kane… tous ont fixé la pellicule dans les règles de l’art et la photographie de Beckman, elle, a forgé les représentations collectives du rap.

La dimension narrative d’une telle exposition, qui prend des airs de rétrospective tant cette période de grâce est derrière, nous renvoie inévitablement au présent et interroge sur le rap d’aujourd’hui.

Reportage en images.

 

©Janette Beckman

©Noisepresso

 

 

 

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