Hugo Kant
Posté par Audrey il y a 301 jours dans La Freak out / Trip-Hop | 0 commentaires
C’est la nouveauté de ces mois d’été, l’outsider de la sphère trip hop, Quentin Le Roux alias Hugo Kant émerge avec un premier album « I don’t want to be an emperor » qui devrait ravir les amateurs de vieux Ninja Tune.
Derrière un nom ambitieusement emprunté à la philosophie analytique, se cache un nom plus distinctif.
Ce n’est effectivement pas de la scène trip hop que Quentin Le Roux est né mais bien de la scène Jazz. Membre du groupe Güs Weg Watergang (groupe de jazz rock psychédélique de la fin des 90′s) depuis son adolescence, en 2002 il commence à opérer au sein de nombreuses autres formations jazz en tant que multi-instrumentiste. Entre autres Samenakoa (Jazz-Funk-Soul Brass Band), Picture Shop (Nu Jazz-Downtempo-Sound design), et Nuestra Cosa (Jazz-Electro). Des univers musicaux larges et variés qui lui permettront de se lancer en 2010 dans un projet d’album solo ; véritable melting pot des influences, « I don’t want to be an emperor » est un premier essai d’une grande maturité.
Hugo Kant tient sa force de son expérience passé et ne manque pas de le prouver en oscillant subtilement entre les genres. Ce qui aurait pu devenir un album décousu devient un agréable voyage entre les genres, tantôt jazzy avec Thou Shalt Not Kill, tantôt introspectif avec June, ou drum’n and bass avec Delirium puis hip hop.. Et la variété ne s’arrête pas là, Hugo Kant joue également avec les univers cinématographiques. Comme le suggère le titre de cet album, il s’inspire du célèbre discours de Charlie Chaplin dans » le dictateur » en allant jusqu’à le sampler dans un morceau. S’en suivent des mélodies connues comme celle de The Old Tune, celle déjà trop recyclée de The Chord Craker, ou encore le sample de » Le Bon la Brute et le Truand » dans 5 For You And 5 For Me. Un pari difficile mais qui malgré quelques maladresses reste un remarquable premier travail.
bonus, une très bonne série de ses remixes à écouter :
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